Le Complexe de l'écrivain

Vous êtes un auteur qui n'ose pas soumettre son livre à un éditeur? Vous n'osez pas non plus vous autopublier? Vous avez peur que ce ne soit pas assez bien écrit?

 

Le grand Edgar Rice Burroughs, auteur de prototypes tels que Tarzan et John Carter, racontait ainsi comment il eut l'idée de publier son premier roman:

 

"...if people were paid for writing rot such as I read in some of those magazines, that I could write stories just as rotten. As a matter of fact, although I had never written a story, I knew absolutely that I could write stories just as entertaining and probably a whole lot more so than any I chanced to read in those magazines."

 

« ...si des gens étaient payés pour écrire des inepties comme celles que j'avais lues dans certains de ces magazines, je pouvais écrire des histoires tout aussi pourries. En fait, je n'avais jamais écrit d'histoire, mais je savais que je pouvais en écrire d'aussi palpitantes et probablement bien plus que toutes celles qu'il m'avait été donné de lire dans ces magazines. »

 

 

C'est toujours vrai de nos jours. Rappelez-vous: en 2011, une romance sadomaso minable, écrite à l'origine comme une fanfiction, devenait un best-seller planétaire et rapportait des millions de dollars à son auteur avant d'être adoptée au cinéma.  L'année suivante, une série de fantasy plein de clichés et de fautes de grammaire devenait l'un des plus gros succès commerciaux de l'autoédition américaine. 

 

Et vous avez encore des scrupules à vous faire publier? À qui vous comparez-vous? Victor Hugo? Non, là, c'est de la mégalomanie pure et simple. Sinon, comme disent les auteurs anglo-saxons: on a toujours un public, le tout c'est de le trouver. 

 

Écrire commentaire

Commentaires : 0