La Fantasy s'orientalise

Cela n'est pas encore évident avec le décalage des traductions en français de romans en anglais, mais la fantasy anglophone louche beaucoup du coté de l’Asie depuis quelques années.

 

 

D'abord directement grâce aux auteurs du cru, émigres en Occident ou de "seconde génération" (Liu Cixin, Ken Liu, Chokshi Roshani, Aliette de Bodard, Fonda Lee, Julie Kagawa, Zen Cho...). Les sites comme Royal Road, dopés aux séries TV chinoises, coréennes ou japonaises concurrencent Wattpad. Les mangas explosent. Les romans de cultivators, avec les litrpg semblent prendre la place tenue par les romans de vampire il y a quelques années

 

Même les auteurs occidentaux s’y mettent par petites touches superficielles : Sam Sykes dans sa série "Graveyard of Empires" prend les combats et la vengeance aux wuxia, et sa république et l’empire évoquent ce qui aurait pu se passer si la Révolution Communiste aurait eu à combattre l'Empire chinois au sommet de sa puissance. Dans "Un Souvenir nommé Empire" d'Arcady MArtine, même si Teixcalaan est supposé s’inspirer des Aztèques, on ne peut s'empêcher de penser à l'empire chinois, avec des fonctionnaires qui coupent les cheveux en quatre, une cour raffinée, un goût pour la calligraphie et les concours de poésie. Dans Railhead, Philip Reeves donne des noms indiens à presque tous ses personnages.  

 

Apprêtez-vous à une déferlante!

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0